Jeb Bush refuse d’exclure l’usage de la torture si il devient président des Etats-Unis

L’ancien gouverneur de la Floride, fils et frère d’anciens présidents des Etats-Unis, candidat à la primaire républicaine, a déclaré lors d’un meeting dans l’Iowa qu’il refusait d’exclure le recours à la torture comme méthode pour obtenir des informations.

Devant une audience de 250 partisans républicains à l’Université de St. Ambrose, interrogé au sujet du décret présidentiel pris par Barack Obama interdisant la torture, Jeb Bush a affirmé qu’il ne souhaitait pas faire de déclaration définitive sur ce sujet. Il a néanmoins dit que si la torture était inappropriée, l’utilisation de la brutalité lors d’interrogatoires pouvait être justifié et nécessaire pour garantir la sécurité du pays, sans clarifier la nuance qu’il sous-entendait entre torture et brutalité. Par ailleurs, les techniques mises en oeuvre par la CIA, qui comprenait entre autre simulation de noyade, privation de sommeil et humiliation corporelle, ont selon lui permit d’obtenir des informations cruciales, contrairement à ce qu’à établit le rapport sénatorial sur le sujet publié en 2014, d’après lequel il n’existe aucune preuve que cela soit le cas. Rappelons que la torture est interdite par les conventions de Genève dont les Etats-Unis sont signataires.

Il s’est aussi déclaré heureux que son frère, George W. Bush ait mis un terme aux pratiques de la CIA avant de quitter sa fonction de président, sans préciser que ces méthodes avaient démarré durant son mandat. L’héritage du frère est difficile à porter pour Jeb Bush, qui tente de s’en dissocier sans accabler son prédécesseur dans la dynastie familiale. Il admet par exemple que la décision d’envahir l’Irak ne se fondait pas sur des informations exactes, et qu’il a appris des erreurs de son frère. Il accuse Barack Obama et Hillary Clinton d’être responsable de la situation chaotique au Moyen-Orient, suite à ce qu’il appelle le “succès” américain en Irak. L’invasion américaine a pourtant coûté 1000 milliards de dollars aux Etats-Unis, tuée plus de 500 000 irakiens, et crée une situation d’instabilité dans la région qui a permis le développement de l’Etat Islamique. S’il est favorable à une approche plus agressive envers ce dernier, il s’oppose pour le moment, comme Obama, à l’envoi de troupes au sol.

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